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  • Disparition de Christophe de Margerie, à qui bénéficie cette disparition ?

    Poutine et de Margerie.jpgAlors qu'il revenait d'un important rendez-vous avec le Premier Ministre russe, Dimitri MEDVEDEV, le PDG du groupe Total, Christophe de MARGERIE a trouvé la mort, ainsi que l'équipage, dans un accident d'avion à l'aéroport moscovite de Vnukovo dans la nuit du 20 octobre 2014.

    Par delà la tragédie en laquelle consiste la mort de Mr de MARGERIE et de l'équipage de l'avion qui le transportait, il n'est pas inutile de s'interroger sur les faits, les circonstances et les conséquences de la disparition du Pdg de TOTAL. 

    Christophe de MARGERIE revenait vers la France d'un important rendez-vous avec le Premier Ministre russe MEDVEDEV. Authentique ami de la Russie, Mr de MARGERIE était unanimement apprécié à Moscou pour son franc-parler, pour sa bonhommie et pour ses immenses compétences en matière énergétique.

    Par cette disparition la France perd un grand capitaine d'industrie, le numéro UN de la première société française et 11ème mondiale, et une référence dans le domaine de l'éco-diplomatie. La Russie perd aussi un puissant allié, car Total représente un formidable exemple de coopération, surtout dans le domaine de l'exploration et de la haute technologie pétrolière.

    Car, en effet, Total était la seule entreprise occidentale capable d'apporter un savoir-faire à la Russie dans le domaine de l'exploration en terrains difficiles (eaux profondes, rudesse du climat...) et il serait peut-être nécessaire de relier la capacité industrielle de Total, -seul possible partenaire occidental-, aux projets de prospection et d'extraction dans la zone artique.

    En résumé, la proximité de Total et de Mr de MARGERIE avec les dirigeants politiques et industriels russes ne faisait pas que des heureux dans le domaine pétrolier. Et il est fort probable que dans certaines tours de verre on ne s'afflige pas trop de la mort de "Big Moustache".

    Les circonstances immédiates de l'accident sont elles aussi particulières. Un engin de déneigement curieusement stationné au milieu de la piste d'envol alors que la neige tombée la nuit précédente avait fondu depuis longtemps et que les conditions météorologiques étaient satisfaisantes pour effectuer des mouvements aériens sans procédures particulières ouvrent différentes questions..

    Le déchaînement médiatique qui a suivi l'annonce de l'accident peut paraître lui-aussi suspect. 

    Sans la moindre preuve, alors que l'enquête n'avait pas encore débuté, des chroniqueurs et de soudains "spécialistes" se sont relayés sur les ondes et sur le papier pour expliquer à la populace (lecteurs et auditeurs) que le conducteur de l'engin était ivre et que les techniciens de la tour de contrôle ne comprenaient pas l'anglais. Sans oublier de comparer la piste de l'aéroport de Vnukovo aux tranchées de Verdun.

    Certains, dans leur "mission d'information" n'ont pas hésité à souligner que l'alcoolisme est une généralité et que l'inconséquence des autorités et techniciens aéroportuaires étaient de notoriété publique sur tout le territoire russe. Il n'a manqué que les ours qui traversent les pistes pour compléter le catalogue des caricatures sur lesquelles s'appuient les "spécialistes" 

    Ce déchaînement médiatique, aussi bien coordonné,  mérite la vigilance. 

    Personnalité de la victime principale, développement de la coopération industrielle entre la France et la Russie, campagne de dénigrement magnifiquement organisée voilà qui apporte les éléments qui autorisent le bien-fondé de poser la question traditionnelle :

    "A qui profite le crime ?"

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