05.08.2008
Soljenitsyne
Chers amis lectrices et lecteurs du Blog de l'Est. Rassurez-vous il y aura bientôt plusieurs notes sur Alexandr Issaïevitch SOLJENITSYNE. J'essaie pour l'instant de m'habituer à l'idée de sa mort. Et j'écrirai ensuite plusieurs notes ; tant le personnage est gigantesque.
Gémissons, mais espérons !
17:29 Publié dans Russie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : russie, soljenitsyne, france, urss, communiste, poutine, liberté
25.04.2007
Chers compatriotes; je vous demande pardon !
ALLOCUTION DE BORIS ELTSINE, LE 31 DÉCEMBRE 1999, À LA TÉLÉVISION RUSSE • "Je vous demande pardon"
Chers compatriotes !
Le temps qui nous sépare d'une date magique de notre histoire est désormais compté. L'an 2000 arrive. Un nouveau siècle, un nouveau millénaire.
Nous avons tous rapporté cette date à nous-mêmes. Enfants, puis adultes, nous avons calculé l'âge que nous aurions en l'an 2000, l'âge qu'aurait notre maman, nos enfants. Comme ce Nouvel An nous semblait loin, à l'époque. Or voila que ce jour est arrivé.
Chers amis ! Bien chers tous !
C'est aujourd'hui la dernière fois que je vous présente mes voeux. Mais ce n'est pas tout. C'est aujourd'hui la dernière fois que je m'adresse à vous en tant que président de la Russie. J'ai pris ma décision au terme d'une réflexion longue et douloureuse. Aujourd'hui, en ce dernier jour du siècle finissant, je quitte mon poste.
J'ai souvent entendu répéter : "Eltsine se cramponnera au pouvoir par tous les moyens, il ne le cédera à personne." C'est faux. La question ne se pose pas ainsi. J'ai toujours affirmé que je suivrais la Constitution à la lettre, que les élections législatives devraient avoir lieu dans les délais prévus par la Constitution. C'est ce qui s'est passé. Et je désirais ardemment que l'élection présidentielle se déroule elle aussi au moment prévu, en juin 2000. C'était très important pour la Russie. C'était créer un précédent d'une importance extrême qui consistait à transmettre de façon volontaire, civilisée, le pouvoir d'un président de Russie à un autre nouvellement élu.
Néanmoins, j'en ai décidé autrement. Je m'en vais. Sans être parvenu au terme de mon mandat. J'ai compris que je devais agir ainsi. La Russie doit entrer dans le nouveau millénaire avec des personnalités politiques nouvelles, de nouveaux visages, des hommes nouveaux, intelligents, forts et énergiques. Tandis que nous, nous qui sommes au pouvoir depuis de nombreuses années déjà, nous devons nous effacer.
Voyant l'espoir et la foi avec lesquels les gens ont voté, lors des élections à la Douma, pour une nouvelle génération d'hommes politiques, j'ai compris que j'avais accompli mon oeuvre. La Russie ne reviendra jamais en arrière. Désormais, la Russie n'ira plus que de l'avant, et je ne dois pas entraver le cours naturel de l'Histoire. A quoi bon s'accrocher six mois de plus au pouvoir alors que le pays dispose d'un homme fort, digne d'être président, et avec lequel presque chacun d'entre vous associe désormais ses espoirs ? Pourquoi devrais-je l'embarrasser ? A quoi rimerait d'attendre encore six mois ?
Non, cela ne me ressemblerait pas ! Ce n'est pas dans mon caractère !
Aujourd'hui, en ce jour d'une exceptionnelle importance pour moi, je voudrais dire quelques mots plus personnels qu'à l'habitude. Je voudrais vous demander pardon. Parce que beaucoup des rêves que nous avions faits ensemble ne se sont pas réalisés. Et parce que ce qui nous paraissait simple s'est révélé cruellement pénible. Je vous demande pardon pour ne pas avoir justifié les espoirs de ceux qui croyaient que d'un seul coup, d'un seul bond, nous pourrions quitter la grisaille, la stagnation, le totalitarisme du passé pour aborder un avenir radieux, prospère et civilisé. Je l'ai cru moi-même. Il semblait que tout serait atteint d'un seul coup. Cela n'a pas été le cas. J'ai parfois été trop naïf. Certains problèmes se sont avérés trop complexes. Nous nous sommes frayé un chemin vers l'avenir qui a été pavé d'erreurs et d'échecs. Durant cette période difficile, de nombreuses personnes ont subi de grands chocs.
Mais je veux vous déclarer quelque chose. Je ne l'avais jamais dit. Aujourd'hui, il est important pour moi que vous sachiez que la douleur de chacun d'entre vous m'a fait souffrir aussi et a blessé mon coeur. J'ai passé des nuits blanches dans des affres terribles à me demander ce qu'il fallait faire pour que les gens aient une vie un petit peu plus facile et agréable. Je n'ai pas eu d'objectif plus important que celui-là.
Je pars. J'ai fait tout ce que j'ai pu. Je ne pars pas à cause de ma santé, mais en raison de tout un ensemble de circonstances. Une nouvelle génération prend ma relève, une génération qui pourra faire plus et mieux.
Comme le prévoit la Constitution, avant de quitter mon poste, j'ai signé un décret qui remet les pouvoirs de président de Russie au chef du gouvernement, Vladimir Vladimirovitch Poutine. Durant trois mois, conformément à la Constitution, ce sera lui le chef de l'Etat. A l'expiration de ce délai, comme le dit, encore une fois, la Constitution de Russie, une élection présidentielle sera organisée.
J'ai toujours été convaincu de l'étonnante sagesse des Russes. C'est pour cela que je ne doute pas du choix que vous ferez à la fin du mois de mars 2000. A l'occasion de ces adieux, je voudrais dire à chacun d'entre vous : soyez heureux. Vous avez mérité le bonheur. Vous avez mérité le bonheur et la tranquillité.
Chers tous ! Bonne année ! Bon siècle à venir !
11:20 Publié dans Russie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eltsine, russie, poutine, communistes, moscou, liberté, france
Adieu Boris Nikolaïevitch
Pendant que j'écris ces quelques mots, je garde un oeil sur la télévision qui montre la cérémonie de funérailles de Boris Nikolaïevitch.
Depuis lundi, nombreux sont mes amis, comme mes relations qui m'envoient des messages de condoléances après avoir appris la disparition de Boris.
Ce n'était pas un ami, ni un membre de ma famille mais j'avais eu l'occasion de le rencontrer alors qu'il n'était pas encore Président de la RSFSR (voir la photo dans mon album).
Après, le destin en a fait l'un des personnages les plus puissants de la planète, et bien sûr, je ne l'ai plus jamais revu.
Mais je lui écrivais, et son secrétariat me répondait avec quelquefois une petite phrase manuscrite.
J'ai gardé le souvenir d'un homme jovial, mais déterminé et courageux. Un homme ouvert d'esprit.
Bref, le contraire de ce que la presse a voulu faire croire au Monde entier.
Lorsqu'il a sauvé la Russie d'un retour vers la glaciation brejnevienne en août 1991, alors que GORBATCHEV, le chouchou des média occidentaux était otage des Communistes, il a engagé le pays dans une voie grâce à laquelle tant de ceux qui le critiquèrent ensuite, ont pu exister et s'exprimer.
"J'ai la liste des comploteurs . Lisez !" dit Boris à un GORBATCHEV tentant de minimiser les événements d'août 1991, et de sauver une URSS moribonde.
Sa Présidence, qui suivit la chute de l'URSS et la fin de ce régime criminel, ne fut pas qu'une serie de succès. Si Boris Nikolaïevitch a bien compris qu'il fallait complètement refonder le pays, il n'a pas toujours bien choisi ses conseillers. Les Français ont contribué à l'aspect juridique (rédaction d'un code civil, définition d'un droit commercial etc...) Mais ce sont les Américains qui ont "conseillé" Boris, mais surtout sa famille, et qui ont créé la caste des Oligarques. Ces milliardaires qui se sont enrichis en achetant à vils prix les avoirs de la Russie.
Ces bandits de haut vol sont directement responsables de la ruine temporaire de la Russie. Et curieusement, la presse occidentale (qui décidément ne comprendra jamais rien) les présente comme des "victimes de l'autocrate POUTINE"
C'est Boris Nikolaïevitch qui a repéré Vladimir POUTINE et l'a jugé digne de lui succéder. Et, contrairement à ce qu'a raconté la presse, POUTINE n'a pas protégé les intérêts obscurs de la "Famille" et des Oligarques, mais les a combattus. Voilà pourquoi, en partie, la Russie se redresse et rattrape le retard des années "Eltsine"
Une dernière chose qui me revolte, c'est cette constante obsession de la presse occidentale de présenter Boris Nikalaïevitch comme une éponge à vodka.
D'abord, boire de la vodka en Russie, cela n'a rien d'anormal, et en cela BNE était proche et compris de son peuple. Mais alors, pourquoi ne pas avoir considéré avec autant de virulence que Bill CLINTON n'était qu'un séducteur ?
Avec la disparition de Boris Nikolaïevitch, un monument de la Russie part vers une autre existence .
P.S dans une autre note, je reproduis intégralement l'allocution de Boris Nikolaïevitch du 31 décembre 1999 . Que certains "grands démocrates" s'en inspirent
11:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eltsine, russie, poutine, communistes, moscou, liberté, france
