06.04.2009

A propos de Katyn

Boris à Katyn.JPG Le film du réalisateur polonais Andezj WAJDA, dont le père fut lui-même une des victimes de cet épisode, est visible sur les écrans français. Curieusement, peu de promotion a été faite pour ce film déchirant qui relate l'un des aspects les plus noirs de la Seconde Guerre Mondiale.

Les victimes polonaises auraient-elle moins de valeur que d'autres ?

Et pourtant WAJDA est un réalisateur très connu et respecté par le milieu du cinéma.
La France serait-elle plus gênée que la Russie devant cette évocation ? Je m'interroge .

Je tiens toutefois à rendre un hommage posthume à Boris Nikolaïevitch ELTSINE pour le courage qu'il a eu en ouvrant non seulement le débat sur cette question, mais en mettant à disposition des historiens les archives soviétiques et en allant se recueillir devant le monument aux morts de Katyn.

il y avait de la noblesse dans ce geste, du Willy BRANDT à genoux à Yad Vashem. Et pourtant, Boris Nikolaïevitch pas plus que Willy BRANDT n'avaient la moindre raison de présenter les excuses de leurs peuples respectifs, n'étant aucunement impliqués dans les monstruosités de régimes qu'ils ont l'un et l'autre combattus.

Alors quand j'entends encore en France que Boris ELTSINE n'était qu'une brute gorgée de vodka, et que le Traktariste GORBATCHEV était un génie et parangon de démocratie, je ne peux laisser dire de telles inexactitides.

La Russie eltsinienne et démocratique d'aujourd'hui a bien soldé les comptes du stalinisme, et un film d'un cinéaste polonais relatant un épisode tragique de l'Histoire, applaudi dans un cinéma de Moscou, c'est bien une marque de maturité politique et démocratique du peuple russe.

02.08.2008

Annecdote soviétique 2 août 2008

Joukov.jpg Mars 1945 au Kremlin. Le Maréchal JOUKOV (voir photo) entre dans le bureau de STALINE et lui demande :
"Camarade STALINE, j'ai besoin de 3 divisions blindées supplémentaires pour écraser les nazis et capturer Berlin"

STALINE lui répond : "Camarade Geoguy Konstantinovitch, nous n'avons plus de réserves, débrouille toi"

JOUKOV furieux, quitte le bureau du Petit Père des Peuples et ronchonne dans le couloir "J'en ai marre de ce tyran à moustaches !"

Mais, POSKREBYTCHEV, le fidèle secrétaire de STALINE l'entend et le questionne ainsi : "Dis donc Camarade maréchal, quand tu parles de tyran à moustaches, à qui penses-tu ?" .
"A HITLER naturellement" lui répond JOUKOV. "Et vous Monsieur POSKREBYTCHEV ?"