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Echange avec Nicolas DHUICQ, député de l'Aube sur la Patrie

Nicolas DHUICQ est député (Les Républicains) de la 1ère circonscription de l'Aube et maire de Brienne-le-Château. Membre de la commission de la défense nationale et des forces armées, son expertise des questions relatives à ces sujets est reconnue de toutes parts. Il est aussi un fin connaisseur de la Russie, de son histoire et secrétaire du groupe d'amitiés parlementaires France-Russie et s'y rend souvent.  

A l'occasion de la célébration du centenaire de la bataille de Verdun, et de la Journée du Défenseur de la Patrie, grande fête nationale en Russie (23 février) , Nicolas DHUICQ s'est exprimé sur les deux événements. 

N Dhuicq 1.jpgQuestion : Nicolas DHUICQ, nous sommes en pleine période d'évocation du centenaire de la bataille de Verdun et vous avez participé personnellement à certaines cérémonies depuis le 21 février, et nous constatons qu'il y aurait un regain d'intérêt pour les événements relatifs à la Grande Guerre que l'on croyait un peu oubliés. Peut-on considérer qu'il s'agît d'un élan, d'un renouveau patriotique ?

 

Nicolas DHUICQ : Votre question appelle plusieurs réponses. A titre personnel d'abord, je constate un phénomène intéressant : plus je prends de l'âge, plus la Première Guerre me semble proche alors que lorsque j'étais enfant toute cette époque me semblait très éloignée, et aujourd'hui cette tragédie me parle considérablement. D'abord parce que je ne comprends toujours pas comment les hommes ont pu résister à un tel déluge de feu, en particulier à Douaumont, au Fort de Vaux, à la Cote 304, dans les Bois des Caures.

Mais aussi parce que cet événement qui est une véritable guerre civile européenne qui a vu disparaître les empires centraux et l'empire du Tsar a complètement remodelé l'Europe et la matrice des guerres qui ont suivi, en particulier la Deuxième Guerre Mondiale.

Je pense que c'est une raison pour laquelle la Première Guerre Mondiale a une acuité particulière.

La deuxième raison c'est que nous voyons revenir -par delà les idéologies superficielles de "super état" européen-, dans les peuples la notion d'Etat et de Nation. Et nous voyons confusémentN Dhuicq 2.jpg chez les Français à travers leur vote récent, l'idée formulée qu'il faut un état fort. Un état qui organise, qui planifie, et qui mette en place les structures nécessaires. Et cela c'est toute la symbolique de la Première Guerre Mondiale. 

Troisième point, sur le patriotisme lui-même, je pense que le réel qui est violent, a fait irruption dans la vie de tous les jours au travers des attentats récents, et que les Français sentent l'intérêt et le besoin d'avoir une défense et d'avoir la sécurité.

Question : Vous avez évoqué la disparition des empires centraux et en particulier l'empire russe. Nous sommes aujourd'hui le 23 février et en Russie c'est un jour férié c'est le "jour du défenseur de la Patrie" . Ici en France le mot "Patrie" est pratiquement tabou. Pouvez-vous imaginer que cette "journée de la Patrie" puisse être célébrée en France ?

Nicolas DHUICQ : En France le jour qui tient lieu symboliquement de ce souvenir c'est le 11 novembre. Car je constate que dans ma petite commune (Brienne-le-Château NDLR) il y a une forte et fervente mobilisation pour la commémoration de l'armistice du 11 novembre à 11 heures. La journée de la Patrie pour moi c'est le 11 novembre. 

 

Commentaires

  • En revenant du bois des Caures, du fort de Souville et du fort de Douaumont, je me dis que les Hommes et femmes de cette époque étaient patriotes et beaucoup y ont laissé la vie pour la France.
    Que le regain de ces derniers temps, après les derniers événements, n'est que passager, tout comme la sympathie envers les forces de l' ordre et l'Armée. Tout cela n'est que dirigé par les politiques du Gouvernement.

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