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  • Anecdote soviétique

    Goulag.jpgDans un camp de prisonniers du GouLag, trois forçats font une pause. Le premier demande au deuxième : "pourquoi es-tu ici ?"  Le second répond : "ma montre soviétique retardait alors j'arrivais toujours en retard à l'usine et on m'a accusé de sabotage."

    Puis il se tourne vers le troisième:  "Et toi Camarade, pourquoi es-tu ici ?"  Aussitôt il répond : "ma montre soviétique avançait toujours un peu et j'arrivais toujours le premier à l'université alors on m'a accusé d'espionnage."

    Enfin, les deux premiers demandent au troisième : "Mais toi alors Camarade, qu'est ce qui t'a conduit ici ?" Avec fatalisme le dernier répond : "Ma montre suisse était tiujours à l"heure à la seconde près." "Mais c'est normal qu'une montre suisse soit toujours ponctuelle" Interrogent dubitatifs les deux premiers "Que t'a-ton reproché ?"

    "Intelligence avec l'ennemi"  

  • Ossétie du Sud, un an déjà !

    Armoiries Ossétie sud.jpgDans la nuit du 7 au 8 août 2008, pensant que le Monde entier avait les yeux braqués sur Pékin à l'occasion de l'ouverture des Jeux Olympiques, l'artillerie géorgienne surprenait par une attaque sans préavis les paysans ossêtes en plein sommeil.

    Terrorisés par cette agression aussi sournoise qu'inattendue, les Ossêtes méridionnaux, après un instant de panique, appelèrent à l'aide leurs frères du nord, de l'autre côté du tunnel de Roki, que le découpage administratif de STALINE avait maintenus dans la Fédération de Russie.

    Répondant à cet appel au secours désespéré d'une population qui s'identifie plus à elle qu'à la Géorgie, la Russie n'a pas hésité à intervenir pour protéger tous les Ossêtes, et démontrer ainsi au bouffon de Tbilissi qu'elle n'abandonnait pas ses minorités ethniques et se donnait pour mission de les protéger; même au delà des frontières administratives.

    La tranquilité qu'a apportée au Continent la construction de l'Europe a fait oublier que dans d'autres parties du Monde, la paix demeure un équilibre précaire. En effet, qui imaginerait aujourd'hui l'Italie attaquant la France pour reprendre possession de Nice et de la Savoie ? Une invasion allemande de l'Alsace et de la Lorraine serait du même degré de grotesque.

    Mais il n'en n'est pas de même partout. 

    Dans sa perfide subtilité, STALINE a découpé d'immenses territoires de l'ancien empire des Romanov en une multitude de républiques et de territoires "autonomes". Homme des montagnes de Géorgie, familier des coutumes claniques, STALINE savait ce qu'il faisait en rattachant au sein d'une même entité des populations ennemies héréditaires, ou au contraire, en séparant des peuples entre plusieurs cadres administratifs.

    Il ne pouvait ignorer que de rattacher la partie sud de l'Ossétie musulmane et turcophone à la Géorgie chrétienne ne produirait que des tensions. De même pour l'Adjarie et l'Abkhazie.

    A l'époque soviétique, toutes les tensions ethniques de Vilnius à Magadan et de Norilsk à Bakou en passant par Tashkent, Frounzé et Ashkhabad étaient maîtrisées par la puissance du Parti Communiste de l'URSS et l'Armée Rouge. Mais dès que l'emprise soviétique se relâchat, les anciennes provinces et territoires coutumiers reprirent leurs aspirations politiques et leur volonté de marquer leur identité.

    Si les frontières ne faisaient pas discussion à propos des pays baltes et du Kazakhstan, il n'en n'était pas de même avec la Moldavie (territoires gagaouzes et Transnistrie), le Turkmenistan, l'Ukraine (presqu'île de Crimée), le Kirghizistan et l'Ouzbekistan, l'Azerbaïjan et l'Arménie qui en arrivèrent même à se faire la guerre pour le contrôle du Nagorno Kharabakh.

    Au sein même de la République Fédérale de Russie, certains territoires souhaitèrent renouer avec leurs traditions ancestrales. Ce que la Russie accepta avec bienveillance sous la présidence de Boris ELTSINE

    Hélas, poussés par des influences et une logistique financière étrangères, certains peuples sombrèrent dans la guerrilla indépendantiste. Prétextant de la liberté de respecter le culte musulman.

    Ce fut le cas dès 1991, de la pauvre Tchétchénie, tombée entre les mains de chefs mafieux et (accessoirement) fondamentalistes islamistes. Au contraire, d'autres régions dirigées par des visionnaires surent prendre avec intelligence et dans la paix, le virage de la modernité dans la Fédération de Russie. C'est le cas du Tatarstan. parfait contre-exemple de la situation tchétchène.

    Par son arrogance, et sûr du soutien de son ami américain, le pitre de Tbilissi, Mikhaïl SAAKATCHVILI a mené son pays au désastre. Oubliant que la Russie de MEDVEDEV et de POUTINE n'était pas une puissance ruinée du Tiers-Monde, comme lui laissaient croire ses conseillers de Washington.

    En un an, plusieurs acteurs de la pièce ont changé. Et pas des moindres.  

    En août 2008, c'est Nicolas SARKOZY, qui au nom de la France, présidait l'Union Européenne, et le monde entier garde en souvenir l'action déterminée et pacificatrice du président français, et sa capacité à donner pour la première fois dans l'histoire, une substance reconnaissable à la diplomatie européenne.  En août 2009, le Président de l'Union Européenne est le premier Ministre de la Suède ...

    A la Maison Blanche aussi il y a eu un changement de locataire. A un George W. BUSH finissant, et un Dick CHENEY attentif aux derniers contrats d'Halliburton, ont succédé Barrack OBAMA et Joe BIDEN, et surtout une nouvelle vision du Monde par les Etats-Unis, que la crise de l'automne a encore plus profondément corrigée. Les protégés de la CIA comme SAAKATCHVILI ne bénéificient plus du soutien inconditionnel des Etats-Unis à leurs frasques. Il est urgent que SAAKATCHVILI en prenne conscience.

    Mais le clown géorgien, entendant le Vice-Président américain Joe BIDEN déclarer à Tbilissi que les Etats-Unis étaient derrière la Géorgie, a cru naïvement qu'il avait les mains libres pour engager son peuple dans de nouvelles et improbables aventures.

    Pour éviter une nouvelle tragédie, il ne reste plus au peuple géorgien qu'à se débarrasser de ce fantoche ridicule et ainsi retrouver simultanément la confiance de Moscou, de Washington et de l'Union Européenne.

    C'est avec des fleurs que SAAKATCHVILI avait chassé CHEVARNADZE, il reste encore beaucoup de roses en Géorgie pour saluer son départ. Le plus vite possible ...