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08.05.2008

Pascal à Moscou 4/7

Jeudi 17 avril

L’Airbus d’Aeroflot se pose à Sheremetyevo avec 20 minutes d’avance. Quand j’arrive à Sheremetyevo j’ai toujours une pensée pour mon ami Gérard, un ouvrier du bâtiment, qui était venu pour construire l’hôtel COSMOS, et cet aéroport, dans le cadre de la préparation des Jeux Olympiques de 1980. Il est revenu en France, marié à Tatiana, ma grande amie, qui est à l’origine de mes rencontres et de mes voyages en Russie depuis 1981.

L’aéroport est en plein travaux, car non seulement on construit un 3ème terminal, mais aussi une liaison ferroviaire rapide à destination de la ville. Il y a maintenant une redoutable concurrence entre l’aéroport Sheremetyevo et l’autre aéroport du sud de Moscou : Domodedovo.

Passage du contrôle des passeports, tout va bien. Le jeune garde frontière me regarde avec une insistance qui m’est familière. A chaque fois, j’essaie de ne pas éclater de rire comme une fois dans le train au passage de Berlin-est. Il tamponne les feuillets, mais pas mon beau visa tout neuf à usages multiples !!!

J’attends mes bagages. Tout le monde est fatigué car peu de passagers ont dormi. J’imagine dans quel état seront celles et ceux qui ont des correspondances le soir pour la Sibérie etc … En Russie il y a des vols « intérieurs » qui durent plus de 7 heures ! C’est l’une des réalités que les Occidentaux ne peuvent pas comprendre.

Toujours rien sur le tourniquet du vol de Paris. Il fallait s’y attendre, nos bagages tournent sur l’autre carrousel sous l’affichage « Istanbul » . La Russie a changé, mais il reste encore du folklore. Les passagers russes ne disent mot, mais un groupe de Français déclare « ce n’est pas normal, qu’est ce que c’est que ce bazar ? » et un tas d’autres réflexions qui me font fuir ces compatriotes. Tout le monde a récupéré ses bagages … sauf moi, qui avais enregistré parmi les premiers. Je ne panique pas … nous sommes en Russie ! Toutefois ma valise renfermant du RICARD pour Slava, des objets confiés à moi par la fille de ma logeuse, je me sens soudainement pris d’angoisse. Car Natalia Dmitrievna est une femme charmante mais redoutable !

Le premier quart de ma valise apparaît, je ressens un certain soulagement. MAIS, comme nous sommes en Russie, je constate que le tapis de livraison s’est arrêté. Je saisis ma malle aux trésors et me dirige vers le contrôle de douane. Pas un seul regard envers ma pauvre valise ! Même pas de la petite blonde à gauche aux ordres de laquelle j’aurais subi sans déplaisir la fouille au corps !

Mais non, même en Russie la douane devient sérieuse !

Revenons à la réalité. Même après une nuit entre Ciel et Terre !

Je suis attendu par deux colosses aux côtés desquels je parais être un nain. Pas de problème, ce sont mes collaborateurs et amis. Ils ont voulu m’accueillir personnellement à mon arrivée à Moscou. Sachant où ils habitent, je sais qu’ils ont quitté leurs domiciles respectifs à 4h00 du matin. Mais ils font comme si de rien n’était. Me demandant si je n’étais pas fatigué.

Liosha prend ma valise de 25 kg entre deux doigts et m’invite à m’asseoir dans la voiture.

Et le folklore russe commence

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